Le bien-être au travail : une responsabilité partagée

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Depuis quelques temps, je lis de nombreux articles sur le rôle du manager/gestionnaire/dirigeant qui insistent, à juste titre, sur le rôle déterminant que celui-ci peut avoir pour favoriser l'engagement et la cohésion des équipes de travail, et donc le bien-être au travail.

Le but de cet article est d'amorcer une discussion sur cette question, car j'ai envie d'échanger et d'explorer avec d'autres personnes qui partagent cette vision.

Plusieurs études démontrent que le salaire n'est pas l'élément déterminant qui va rendre les employés heureux et épanouis. Le sens donné au travail est déterminant. Et dans ce contexte, les dirigeants de tout niveau ont la responsabilité d'accompagner leurs équipes dans cette direction.

Si beaucoup d'articles expliquent comment devenir un leader positif-charismatique-authentique-cohérent-inspirant-humble-disponible-etc, je n'en ai pas trouvé autant qui parlent du rôle des équipes; à la fois dans la définition du sens commun, mais surtout dans la contribution à la bonne ambiance-bienveillance-bonheur au travail.

Car il s'agit ici de parler de savoir-être, d'attitudes qu'il est encore extrèmement difficile d'évaluer de manière objective (au passage, je suis preneuse de tout outil et idée). Si l'évaluation annuelle des employés porte souvent principalement sur des savoirs ou savoir-faire, il est plus complexe d'évaluer les savoir-être (communication interpersonnelle, ouverture d'esprit, créativité...) et la capacité à contribuer de manière positive à l'équipe.

En effet, les dirigeants et les gestionnaires ne peuvent pas porter seuls la responsabilité de ce "bonheur" au travail. Si cela paraît à première vue une évidence, permettez-moi de poser quelques questions :

  • En tant que membre d'une équipe, nous sentons-nous réellement responsable et imputable de l'ambiance au travail?

  • Quel est notre réflexe quand il y a des conflits dans l'équipe : est-ce au responsable de l'équipe de gérer cette situation et de résoudre les conflits interpersonnels ou sommes-nous collectivement responsables?

Voici 3 lectures qui m'ont beaucoup inspirées et qui s'appliquent à tous, pas seulement au leader d'équipe :

Quel est le point commun entre tous ces articles : le fait que chacun a le droit à l'erreur, le droit de se tromper. La bonne nouvelle : ça n'est pas grave! Plus facile à dire qu'à faire dans un monde du travail (et même personnel) où la performance est devenue le maître mot. Droit à l'erreur et performance sont-ils donc inconciliables? Bien au contraire. Patrick Lencioni dans son livre The 5 dysfunctions of a team met cette reconnaissance du droit à l'erreur à la base de tout : être vulnérable, ce n'est pas être faible. C'est au contraire avoir le courage de reconnaître que chaque humain n'est pas parfait et ne peut pas y arriver seul.

Les entreprises et les humains qui y travaillent sont-ils donc moins performants? Je vous laisse répondre à cette question.

Pour conclure, le bien -être au travail est à la fois une responsabilité individuelle et une responsabilité collective qui ne repose pas uniquement sur les épaules des gestionnaires, mais bien de chaque employé. De nombreux outils existent d'ailleurs pour accompagner les personnes et les organisations :

  • Au niveau individuel : formations, coaching individuel et de groupe pour permettre à chacun de se questionner non seulement sur sa performance mais sur qui ils sont, comment accepter de lâcher-prise, laisser la place à l'autre, être réellement dans une posture d'ouverture et non de fermeture...

  • Au niveau collectif : évaluation de sa culture d'entreprise et du style de leadership, notamment pour évaluer si votre organisation accepte cette vulnérabilité et soutient ses employés (et ses dirigeants) dans cette démarche.

Et vous? De quoi avez-vous besoin ou de quoi votre organisation a t'elle besoin pour oser un premier pas vers la vulnérabilité et encore plus d'ouverture à l'autre?