Quand le travail nous rend malade : savoir dire stop (partie 1)

Je suis toujours aussi étonnée de remarquer que, malheureusement, beaucoup de personnes de mon entourage ne sont pas heureuses à leur travail et y vont à reculons tous les lundis.

Que ce soit à cause des tâches elles-mêmes, de l'éloignement avec la maison, des nombreuses heures ou de la mauvaise ambiance de travail, nous nous sommes tous demandés, à un moment de notre vie, si nous avions encore envie de rester dans notre entreprise ou s'il était temps de quitter.

S'il est normal de vivre des moments de doute et de remise en question, quand la situation s'installe de manière de plus en plus régulière, cela peut avoir un impact négatif sur notre humeur et notre santé (je ne reviendrai pas sur les nombreuses études qui en parlent, vous pouvez juste prendre 1 minute et penser à comment vous vous sentiez quand cela vous est arrivé).

Trois éléments reviennent souvent comme motifs d'insatisfaction :

  1. les relations difficiles avec ses collègues
  2. l'absence de direction claire de la part de son supérieur
  3. l'ennui : la sensation d'avoir fait le tour du jardin, d'être sous-utilisé ou de n'avoir pas grand-chose à faire

Aujourd'hui, nous regarderons quels trucs pour améliorer les relations avec ses collègues.

Et avant toute chose, je souhaite mentionner que vous n'avez pas à subir de situations violentes et agressives au sein même de votre travail. Si dans certaines cultures, l'agressivité est souvent tolérée, elle n'en demeure pas moins un mode de communication inadéquat (voir mon précédent post sur la gestion des émotions : https://www.inspiration-coaching.org/ressources/2017/7/10/comprendre-ses-motions-pour-prendre-une-dcision-claire). Pour autant, il est encore difficile, notamment dans le feu de l'action, de mentionner à son interlocuteur que le ton qu'il utilise n'est pas adapté. Et il est parfois aussi difficile de remarquer comment notre propre ton et notre attitude ne sont pas adéquats non plus.

Que pouvez-vous faire pour commencer à amorcer un changement :

  1. Prenez conscience de ce qui vous dérange chez l'autre personne
  2. N'hésitez pas à demander une pause : ex : avant d'aller plus loin dans notre discussion, j'aimerais qu'on s'entende sur la manière dont j'aimerais que cela se déroule
  3. Plutôt que de pointer du doigt l'attitude de l'autre personne (ex : tu es désagréable), indiquez ce que vous remarquez (ex : je remarque que ta voix tremble ou je ressens comme une tension)
  4. Validez votre perception auprès de l'autre personne
  5. Reportez une discussion si vous ne vous sentez pas capable de parler à votre collègue sans garder votre calme, et essayez de comprendre pourquoi vous vous sentez comme cela
  6. Clarifier votre intention : lors de votre prochaine rencontre, votre but est-il de faire comprendre à votre collègue qui a raison et de quel bois vous vous chauffez, ou avez-vous réellement l'intention de comprendre son point de vue et de trouver une solution équitable pour tous?

Car avant de commencer à attendre que les autres changent, il est important de comprendre comment vous êtes perçu par les autres (un autre jour je vous parlerais des différentes types de personnalités), et que le changement commence avec ce sur quoi vous avez du contrôle : vous.

Et si malgré tout cela vous n'y arrivez pas : remarquez ce qui a marché, ce que vous aimeriez changer et recommencez! Rome ne s'est pas bâti en un jour, tout comme nous ne pouvons pas changer nos façons de faire du jour au lendemain. En tant qu'humains imparfaits (mais néanmoins merveilleux), nous avons le droit de nous tromper. L'important est de persévérer si vous pensez que c'est vraiment important pour vous.

À suivre très bientôt : quelques questions à poser à votre chef pour clarifier ses demandes (ou l'inverse si c'est vous le chef) et rendre votre lieu de travail plus agréable.

Retrouvez ici la partie 2 et la partie 3 de notre réflexion.

Source: dire-stop-1